>>>
Retour
|
Année
2006
>>>
Jean-Marie Joset : "Le Gouvernement a le pouvoir, il lui manque
l'autorité"
>>> Le coup de gueule de
Jean-Marie Joset
>>> Encore merci !
>>> C'est pas vrai !
>>> La TSR est incorrigible
Année
2005
>>> Si j'étais élu
>>> Enfin !
>>> Une toute belle fête
>>> 30 ans et plus que ça suffit
Année
2004
>>> Des Sangliers scandalisés
>>> Après le 16 Mars...
Année
2003
>>> 30 ans de loyauté
Le
Boutoir
>>>
Retrouvez les archives du Boutoir
___________________________________________________________________________________________
Année 2006
Jean-Marie Joset :
«Le Gouvernement a le pouvoir, il lui manque l'autorité»
Notre hôte est sous son balcon
dans la cascade de fleurs d'un luxuriant rosier grimpant dont la majesté
bouleverse ma photographe. Lorsqu'elle s'en ira, le maître des lieux lui
offrira la plus belle rose de son jardin. Jean-Marie Joset est un galant
homme.
::: «Je n'ai plus confiance ...»
Les exégètes de la politique, depuis peu, l'admettent l'action du, FLJ, ou
Front de Libération du Jura, a fait bouger la Suisse au point, en tout
cas, d'accélérer la création du nouveau canton. Mais les actes du FLJ
étant illégaux, qualifiés de terrorisme par d'aucuns, chacun les condamna,
même ceux qui, au bout du compte, en bénéficièrent. Kafkaïen, ubuesque. Et
douloureux, surtout, pour cet homme, Jean-Marie Joset, résistant ignoré,
renié dans son propre pays.
«C'est ceux qui ont la parole qui sont dangereux. Et quand il n'y en a
qu'un qui parle ...»
Il est calme, mais pas serein; souriant, mais pas joyeux. Désenchanté,
c'est certain. Il n'était pas chaud du tout pour cet entretien :
- «Je n'ai plus confiance en personne, comprenez-moi, on m'a tout fait
dans ce canton.» Mais comment refuser de prendre la parole quand on se
plaint de ne jamais la recevoir ? Jean-Marie Joset accepta, donc, aux
mêmes conditions que tous les invités de cette rubrique, c'est-à-dire sans
possibilité de lire l'article avant sa parution. Il garde l'impression de
prendre un risque, et il n'aime plus vraiment ça. C'est vrai qu'il
a beaucoup donné.
::: Chaque pays a ses vertus
L'homme est né à Courfaivre, dans une famille d'agriculteurs de cinq
enfants. Quatre ans d'école au village, trois ans au progymnase, un an à
Saint-Charles, six mois «aux Allemands», l'itinéraire quasi classique d'un
jeune de l'époque. Il entre à l'usine avant la fin de l'adolescence puis
s'engage aux PTT (service postal suisse, ndlr): La Chaux-de-Fonds,
Bienne, Zurich ...
C'est à Zurich, à côté de son travail postal, qu'il fera un diplôme de
commerce, en allemand. Il cumule l'école (8 h-17 h) et le service postal
(20 h-4 h), s'accorde 3 heures de sommeil, décroche son diplôme et
pratique cinq langues : français, allemand, anglais, italien, espagnol.
Il se rend en Angleterre, dans un collège, et assure son intendance en
devenant serveur dans un cinq étoiles britannique :
- «Engoncé dans un frac, avec mon anglais scolaire, mes maladresses: ce
n'est pas facile de manipuler les petits pains entre une fourchette et une
cuiller, j'ai eu quelques surprises.»
Ensuite ce sera l'Allemagne, puis Barcelone :
- «J'ai travaillé à Londres grâce à l'allemand, à Hambourg grâce à
l'anglais, en Espagne grâce à l'allemand.»
Et partout il fait ses humanités :
- «J'ai appris ce qu'était un gentleman en Angleterre, ce qu' était le
travail en Allemagne, et ce qu'était le respect et la dignité en Espagne...»
Respect et dignité, les maîtres mots de son credo :
- «Ma conduite est basée sur un principe qui en vaut trois : le respect de
soi, le respect de l'autre, et se faire respecter.»
::: «Regardez ces chiards...»
Des bons sentiments qui le conduiront loin. Jean-Marie vit et travaille au
soleil de Barcelone où il se sent heureux. Jusqu'au jour où la Tornos
(entreprise de sa région, ndlr) le contacte pour lui proposer un emploi en
rapport avec sa connaissance des langues :
- «J' ai fait l'erreur de ma vie en revenant ici. Peut-être qu'on a un
destin et qu'on ne peut pas y échapper.»
L'expérience à la Tornos fait long feu, Jean-Marie se retrouve à Bienne,
dans un entreprise horlogère :
- «J'y étais heureux, bien dans ma peau. Je voyais ce qui se passait dans
le Jura, sans autres états d'âme.»
Jusqu'au déclic :
- Il y a eu deux déclencheurs en 1962: le canton de Berne a dessiné des
écussons bernois sur tous les panneaux de villages, ce qui était une
grosse provocation; et lors d'un défilé militaire à Moutier, j'ai entendu
le colonel S., de Delémont, dire des Jurassiens : regardez ces chiards,
ils n'osent pas bouger. Il avait un peu raison, remarquez. Peu après je
vais chez Marcel Boillat, qui était un excité, mais ça je l'ai compris
plus tard, et on décide de choquer. On est allé recouvrir tous ces
écussons avec de la peinture, et on a signé FLJ, en référence au FLN
(Front de libération national algérien), histoire de «leur» faire un peu
la trouille. Pour moi ça devait s'arrêter là; Je ne suis pas un
terroriste, juste un résistant. «J'ai fait ça pour la dignité des
Jurassiens, je n'ai compris que plus tard qu'ils n'en avaient pas»
Ce ne fut pas le seul acte du FLJ ...
- «A chaque nouvelle gifle des autorités bernoises, on a défendu le peuple
jurassien. On avait le sentiment qu'il était avec nous.»
::: «J'ai fait ça pour la dignité des Jurassiens, je n'ai compris que
plus tard qu'ils n'en avaient pas.»
Il y a eu un commandement retiré à un officier jurassien (l'affaire
Berberat) et le projet de la place d'armes de Bure : le FLJ a alors
incendié des propriétés de la Confédération. C'est le début d'une double
vie pour Jean-Marie Joset :
- «On écoutait les commentaires, on lisait les journaux, mais on devait
jouer les candides.
Psychologiquement, c'est assez stressant, d'autant plus que je travaillais
toujours à Bienne.»
::: Déstabiliser les casquettes
Excitant ?
- «On ne cherchait pas l'action, mais un résultat. C'était presque amusant
de voir à quel point ça remuait. C'est vrai: déstabiliser les grosses
casquettes qui nous prenaient pour des imbéciles, c'est assez
réjouissant.»
Pourtant Jean-Marie Joset ne suivra pas son complice jusqu'au bout ...
- «Il voulait s'en prendre à un train, pour moi c'était exclu de risquer
de blesser quelqu'un. J'ai refusé, c'est lui qui y est allé (à Studen).»
Quelques jours plus tard une explosion secouera la Banque Cantonale de
Berne à Delémont. Le FLJ répondait ainsi à l'arrestation des «Innocents de
Courfaivre», deux familles emprisonnées par des enquêteurs qui se
fourvoyaient. Mais quinze jours plus tard :
- «Je me suis fait ramasser le matin, en allant au boulot. J'étais à peine
sur mon vélo que des policiers ont surgi de partout.»
Son complice est arrêté en même temps:
- «Je me suis fait coincer pour rien du tout : un bout de mèche qui avait
servi à un essai a été retrouvé chez moi.»
C'est la prison, les interrogatoires.
- «Quand j'ai vu que même les Jurassiens nous crachaient dessus, peut-être
par peur d'être impliqués, j'ai tout déballé ...»
::: Un écho international
Il pleure sans bruit, trahi par ceux dont il voulait sauver la dignité,
vendu à la police, affirme-t-il, par les plus hauts dignitaires du
mouvement séparatiste. Il dit avoir les preuves. Il ne me les montre pas.
Le procès a lieu en 1966, au Tribunal fédéral de Lausanne. Un procès
retentissant, avec des légions de journalistes venus de partout :
- «C'était ça, l'internationalisation de la Question jurassienne, bien
avant toutes les actions du Bélier. Le RJ, ce n'était que des brailleurs.
En 1970, à Moutier, Henri Huber, alors conseiller d'Etat bernois, a dit,
puis répété pour un de vos confrères : si le Gouvernement bernois a changé
d'attitude, ce n'est pas à cause du RJ, mais à cause du FLJ. Donc je ne
suis pas un terroriste! »
Le procureur réclame quatorze ans de réclusion, le tribunal en prononcera
sept contre Joset, huit contre Boillat, reconnu coupable en plus de
l'attentat de Studen :
- «C'est à cause de cette différence d'une année de prison qu'on a dit que
Boillat était le chef.»
Jean-Marie sourit maintenant. Il a fait quatre ans et huit mois de
pénitencier, eut toutes les possibilités de s'évader mais n'en profita
pas, contrairement à son complice :
- «C'est mon pays, je voulais rester ici. J'ai fait une maturité
commerciale à Bochuz (nom de la prison, ndlr).»
Même la prison peut avoir du bon. A sa sortie, en 1968, il ira fleurir la
tombe du major Davel, puis se retrouve sans emploi, bardé de dettes, avec
des actes de défauts de biens pour 94' 000 francs. Un gros handicap
aujourd'hui effacé à l'amiable par un versement symbolique de 1000 francs
...
- «Grâce à l'intervention du Dr Gehler, qui fut conseiller national.»
Le Dr Paul Gehler, un autre résistant, mais du bord bernois. Aujourd'hui
d'ailleurs, il ne le cache pas, Jean-Marie Joset a davantage d'amis du
côté des antiséparatistes que des autonomistes :
- «Comprenez bien que je n'ai jamais rien eu contre les Bernois, j'étais
révolté par l'arrogance du gouvernement. Mais je n'ai jamais ressenti l'antigermanisme
viscéral et primaire des ténors du Rassemblement jurassien qui, en 1967
déjà, clamaient leur renoncement au district de Laufon. C'est une hérésie
et une abdication. On aurait très bien pu faire pour Laufon ce que l'on
fait pour Ederswiler. Je me suis battu pour un canton à sept districts.
Tout ce que j'ai fait n'a servi à rien.»
::: «Je n'ai rien à espérer»
Des regrets ?
- «Oui, que des regrets. Absolument. Aujourd'hui je ne lèverais plus le
petit doigt pour faire changer quoi que ce soit.»
Il a l'impression que tout le monde lui en veut, qu'il est traité comme un
paria. Et il y a du vrai. Lorsque le nouveau canton s'est mis en place, il
s'est dit qu'il y trouverait peut-être la sienne, lui aussi :
- «Je me serais vu dans le tourisme, par exemple, à cause des langues
notamment. J'étais du PCSI, comme Beuret, Montavon. On n'a même pas
répondu à mes postulations. J'étais, et je suis toujours à l'index. Je
reste dans le Jura parce que c'est mon pays, parce que je l'aime, mais je
n'ai rien à espérer de quiconque ici, où je suis encore victime de la
malveillance et l'incompétence des autorités.»
Il n'y a plus de colère dans ses yeux ni ses mots, juste une profonde
tristesse. Il sourit pourtant :
- «La Mobilière de Berne a fait valoir une facture de 150'000 francs qui a
été liquidée pour cent francs. La Banque Cantonale du Jura (qui a succédé
à la Banque Cantonale de Berne) a fait valoir des dégâts pour 10'000
francs, quinze fois moins, et a aussi exigé 100 francs. J'ai envoyé 50
francs, non mais, c'est quand même grâce à moi qu'ils sont là ! Vous
voyez, ce nouveau canton, c'est ça ...»
Petit et décevant, à tous égards.
Quotidien Jurassien, le 26
juin 2004
Entretien avec
Jean-Marie Joset par Jacques Houriet
___________________________________________________________________________________________
Le coup de gueule de
Jean-Marie Joset
::: Préambule
Ceux qui se sont lancés dans la narration de l'Histoire jurassienne
récente, càd. depuis 1947, n'ont présenté que des "maltraités d'Histoire
jurassienne". Ils ont ignoré, falsifié ou nié, éliminé, des faits probants
ayant changé le cours de l'Histoire, ceci dans le but d'attribuer à Béguelin et au Rassemblement Jurassien (le RJ, ndlr), des mérites qui ne
sont pas les leurs et des titres auxquels ils n'ont pas droit.
Pour avoir été acteur principal, témoin, voire opposant et dénonciateur
d'atteinte à l'honneur de ce canton et de leurs auteurs, je me dois de
faire œuvre de mémoire et de rétablir la vérité, pour mes enfants d'abord
et pour la jeunesse de ce pays, non contaminée, ensuite, afin de les
préserver de la manipulation et qu'ils ne soient pas victimes de
l'imposture.
Pour les plus âgés, complices de Béguelin ou ses manipulés - et fiers de
l'être, - la vérité sera considérée comme un sacrilège.
Preuves à l'appui, je démontre par l'écrit qui suit, "La fin d'une
supercherie - Autopsie d'une trahison", un résumé succinct mais exact, le
destin, les causes de l'éclatement de ce pays, voulu, programmé,
inéluctable. De l'auto-démolition.
Je suis bien conscient qu'après avoir été seul pour me battre pour ce
canton (Marcel Boillat n'étant qu'un boulet), seul pour mener les
actions mentionnées, je me retrouve seul à dire la vérité, seul contre des
médias qui la refuse pour faire passer la leur, seul à faire face à une
population que Béguelin méprisait, (il la traitait de piétaille) qui a été
manipulée sans qu'elle s'en rende compte et qui n'est pas prête à brûler
ce qu'elle a adoré.
Le silence, le désintérêt des Jurassiens est celui de gens trompés et qui
reste un non-dit. Mais la vérité fait son chemin.
::: A propos du dixième anniversaire de la disparition de R. Béguelin
La fin d'une supercherie - Autopsie d'une trahison
Le Rassemblement jurassien a été fondé en 1947. En 1951, Berne reconnait
le Jura des 7 districts ainsi que le drapeau jurassien. En 1959, une
première consultation sur l'ensemble du Jura donne une faible majorité
rejetante.
En 1962 débutent mes actions au sein du Front de Libération Jurassien (FLJ)
qui secouent le Jura, Berne et la Suisse et font prendre conscience à
celle-ci du problème jurassien.
Mon arrestation en 1964 est due à la délation de R. Béguelin, qui a
utilisé sa fonction pour se venger de l'avoir privé d'une de ses conquêtes
extraconjugales, ce qui lui avait valu l'épithète de "cocufieur cocufié".
En 1966 avait eu lieu le procès de Lausanne qui a eu un impact indéniable
en Suisse et a internationalisé le problème jurassien. A l'issue de ce
procès, R. Schaffter avait déclaré : dans un accès de franchise ou
d'inconscience : "Le FLJ a fait davantage avancer la question jurassienne
en 18 mois que ne l'a fait le RJ en 18 ans"
A plusieurs reprises, des conseillers nationaux ont tenté de faire entrer
le problème jurassien sous la coupole fédérale. Mais à chaque fois,
l'entrée en matière leur a été refusée. C'est ainsi qu'en 1968, du fond de
ma cellule, j'ai fait parvenir une demande en grâce qui a été traitée par
l'Assemblée fédérale. Jean Wilhem l'avait courageusement défendue. c'est
alors que le conseiller aux Etats, Blaise Clerc de Neuchâtel, était
intervenu pour demander l'intervention fédérale, disant que la
confédération ne pouvait pas me refuser la grâce sans intervenir d'une
autre façon. C'est ainsi qu'un mois plus tard, la Commission confédérée
des bons offices était créée.
Quelques mois plus tard, à Moutier, Béguelin faisait voter l'exclusion du
district ALLEMAND de Laufon par l'assemblée des délégués à Moutier,
provoquant ainsi le début de l'éclatement de la Patrie jurassienne et une
véritable trahison.
Afin d'atténuer mon succès et se l'accaparer, il avait fait accepter par
la foule à Delémont, une intervention auprès de la Confédération afin de
mettre en marche une procédure pour un Jura à six districts, ce qui lui
permettrait de satisfaire sa haine germanophobe. Il démolissait ainsi,
avec la soutien de gens irresponsables, le Jura historique pour un Jura
ethnique Bien plus tard, il a utilisé l'argument fallacieux des "caisses
noires" bernoises pour camoufler sa trahison.
En 1970, M. Henri Huber, conseiller d'Etat bernois, était venu à Moutier,
faire une conférence sur les modalités du plébiscite. A cette occasion, il
avait déclaré textuellement, - une franchise qui avait eu l'effet d'un
bombe -, "Ce n'est pas à cause du RJ, mais à cause des ACTIONS du FLJ, que
le Gouvernement bernois a changé de politique". C'est aux mêmes actions
qu'est dû l'abandon du projet de place d'arme aux Franches-Montagnes,
ainsi que la venue du conseiller fédéral Wahlen à Saignelégier.
Cette déclaration avait été reçue comme une baffe par Béguelin qui s'était
rendu compte que je lui passais devant, que lui (et le RJ puisque l'un
était l'autre) étaient toujours à la remorque des évènements et que ses
gesticulations n'avaient aucun effet positif. C'est alors qu'il commença à
qualifier le RJ de "mouvement de libération", plagiant le FLJ.
Alors que M. Huber parle d'actions - ce que considère être des actes de
résistance - nos tripatouilleurs d'Histoire (Rennwald, Kohler et d'autres)
les qualifient "d'attentats terroristes", sans jamais parler des résultats
obtenus tels que présentés dans ces lignes, ni des raisons de
l'auto-démolition de ce canton.
Le 17 mai 1974, jour de l'assemblée des délégués du RJ à Porrentruy a été
une journée noire pour ce pays, puisque ce fut l'acceptation des modalités
du plébiscite.
::: Mais quel est donc ce canton qui s'ampute volontairement d'une
partie de son territoire ?
Il était très triste de voir ces Jurassiens, manipulés et excités, décider
plus qu'allègrement, de l'éclatement du Jura. Il était évident que le Sud, en
cas de oui, retournerait avec Berne afin d'échapper aux méthodes fascistes
de Béguelin, qui avait insulté sa frange alémanique toute sa vie.
Faisant alors partie du comité directeur, j'avais été le premier sinon le
seul à demander le boycottage de ce plébiscite, afin de reprendre les mêmes
modalités qu'en 1959. La seule abstention avait été la mienne, ne pouvant
ni voter oui à l'éclatement ni non à un canton à sept districts,
évidemment, pour la création duquel je m'étais battu.
Le fascicule rédigé par Béguelin pour le 23 juin et distribué dans tout le
Jura annonçait clairement que le district ALLEMAND (sic) de Laufon
pourrait demander sa réintégration dans le canton du Jura (à trois
districts) - alors qu'il n'en était pas encore sorti, - le oui était "la
solution définitive de justice et de démocratie", les pétainistes
capitulaient avant de combattre, avouant qu'ils se contenteraient "d'un
canton
à territoire limité".
Il est évident que Béguelin (R. Schaffter ne s'est jamais opposé à ses
folies), a fait éclater le Jura et que sans lui il serait encore entier.
La seule victoire est celle de la purification ethnique voulue par
Béguelin, avec l'aide d'un peuple aveugle et docile. Les trois districts
restants sont ceux dont Berne n'a pas voulu.
::: Béguelin et Schaffter ne sont ni des "fondateurs", ni des "pères de
la patrie",
mais les fossoyeurs, de l'unité jurassienne.
L'imposture est maintenant gravée dans la pierre puisque sur la tombe de
Béguelin, on peut lire: "il a rendu au Jura sa fierté et sa liberté". Il
mérite bien cela pour avoir déchiré notre drapeau qui n'a plus aucun sens
et est même usurpateur.
L'éclatement a été programmé bien à l'avance et en connaissance de cause,
les limites pouvant être définies sur la base des élections précédentes.
Le PDC est devenu "jurassien" lorsque le canton de Berne a refusé
d'augmenter ses conseillers d'Etat de 7 à 9, le privant de sa portion de
soupe aux choux. Sans influence dans le canton de Berne, il serait
dominant dans un nouveau canton.
Cette opinion m'a été suggérée par le fait qui s'était produit à
l'assemblée de la Fédération du RJ de Delémont, le 20 juin 1974 à
Courroux. Nous avions assisté à l'irruption, à 23.00 h. du juge Boinay
flanqué d'un jeunet répondant au nom de Pierre Boillat, inconnus au
bataillon, venus recommander le oui. Quatre ans plus tard, ce dernier
réapparaissait comme "ministre".
La curée se déroula comme prévu : Béguelin devint le premier citoyen du
canton (dans un canton à 7 districts il en aurait été le premier chômeur),
François Lachat en devint le grand manitou et planqua sa sœur et son
frère qui, d'avocat stagiaire devint président de tribunal, R. Schaffter
entra dans l'administration, avec sa femme au moment où les autres en
sortent, pour lequel on créa un poste qu'on annula ensuite et devint même
conseiller aux Etats avec le succès qu'on connait, R. Jardin devint
"ministre" et planqua le reste de sa famille, G. Donzé planqua son frère.
Oubli : Béguelin planqua sa fille.
En ce qui me concerne et étant donné mes activités patriotiques, j'avais
de la peine à me réinsérer. Sur la base d'une maturité commerciale et de 5
langues, j'avais postulé pour un travail dans le département de J.P.
Beuret.
Un ami avait téléphoné à J.C. Montavon - ancien chef bélier et émule de
Béguelin - lequel avait répondu : "Il n'y a rien pour Joset".
Fr. Lachat, que j'avais interpelé m'avait répondu : "C'est difficile. En
fait, ils avaient fait disparaitre mon dossier.
Toutefois, j'avais appris que Béguelin avait reçu un montant d'environ Fr.
130'000.- pour travaux fictifs, apparemment de Fr. Lachat. J'avais
interrogé le "ministre" Boillat qui ne l'avait pas nié, mais avait précisé
que c'était "beaucoup moins", sans indiquer de montant. Ce montant
provenait des fonds mis à disposition par la Confédération pour installer
ce Canton.
Je me suis rapidement rendu compte, dès la mise en marche de ce Canton,
que le climat de haine, d'agression, de conflit permanent créé et
entretenu par Béguelin, allait à l'encontre de toute solidarité. c'est
ainsi que j'avais regroupé dans une Association des Résistants Jurassiens
et Anciens Prisonniers (ARJAP) tous ceux qui, à des titres divers, avaient
été aux prises avec la Justice en relation avec la cause. J'estimais
qu'une amnistie était le premier geste à faire par ce canton, geste
d'indépendance et de solidarité, geste symbolique afin de blanchir et de
reconnaître les siens.
Il incombait à Béguelin député, de déclencher et de soutenir la procédure
au nom du RJ. Il n'en fit rien et même s' y opposa. J'ai dû faire preuve
d'acharnement - au nom de l' ARJAP- pour obliger François Lachat à
s'occuper de l'affaire, ce qu'il fit en traînant les pieds.
Un vote à ce sujet a eu lieu lors d'une séance du parlement à Porrentruy
en 1983, fixé juste après la pause. Présent jusquelà, Béguelin avait
alors pris la fuite juste avant le vote. incapable de lever un doigt POUR
le Jura, il avait démontré ne pas être un Jurassien, mais un anti-Bernois,
un manipulateur fuyant ses responsabilités morales.
Le même schéma s'est reproduit avec Mme Tendon de Courfaivre, emprisonnée
par le juge Steulet durant 33 jours (celui-là même qui, m'apportant des
pommes pouries à Thorberg, m'avait déclaré : "Vous ne l'aurez jamais votre
Jura"), et qui avait été récompensé ensuite en étant nommé procureur.
Toujours au nom de l'ARJAP, j'avais dû me battre avec le fameux "ministre"
Boillat qui avait fini par céder et lui accorder un certain montant,
montant remis par F. Mertenat et J.P. Beuret lors d'une cérémonie où je
n'avais pas été invité - et qui s'étaient arrogé la beauté du geste, sans
que ce soit dit que c'est moi qui les y avais obligés. Là aussi, Béguelin
avait démontré être réfractaire à tout geste de solidarité et avait refusé
sa collaboration.
Sa déviance narcissique, son manque de scrupules, son despotisme sa
manière de se présenter soit en héros, soit en victime, sa méthode de
taxer de pro-bernois celui qui ne partageait pas sa folie, sa possibilité
de démolir psychologiquement celui qui le contrait, tout cela n'a été
possible que grâce aux moyens - usurpés - dont il disposait : rédacteur en
chef du Jura Libre pour publier et imposer ses vues, et secrétaire général
qui lui permettait d'intervenir dans les sections et donner ses mots
d'ordre, cela avec la complicité de comparses à sa solde.
C'est ainsi qu'il a attaqué Georges Hennet, Jean Wilhelm, Gabriel Roy,
Louis Domeniconi, Jean-Luc Vautravers et d'autres, les donnant aux chiens.
Aucun n'est sorti indemne de ses campagnes de dénigrement. Il a semé la
division au sein du RJ, imposé le manichéisme (ami/ennemi) et obtenu du
comité directeur, - suprême forfaiture - l'exclusion de la fédération de
Delémont du Rassemblement jurassien, formant, avec quelques pions, une
fédération parallèle. Depuis, la chute continue ...
Retournons en 1968 où, après quatre ans et huit mois de prison, - avec le
succès de mes actions mentionnées ci-dessus -, j'ai été reçu à St-Georges
à Delémont. Le comité directeur siégeait dans une salle attenante. Il
avait fallu les arracher à leurs chaises pour qu'ils viennent me saluer. Béguelin avait pris le fuite. Je suis donc allé le trouver le lendemain
dans son bureau et lui annoncer que j'étais là. Il était furieux de ne pas
avoir pu m'expulser comme il l'avait fait avec Hennin et Boillat
(celui-ci n'a pas pu s'évader, puisque c'était ouvert).
Il avait alors eu cette phrase historique :
::: "Vous devriez partir à l'étranger, ici vous n' aurez que des
ennuis".
Avec dix ans d'avance, le "Prophète" avait annoncé la couleur de ce que
serait ce canton. En fait de saloperies, j'ai été choyé par ce canton
avorton et même mes enfants en sont les victimes et les otages
aujourd'hui.
Il y a exactement dix ans, je me suis souvenu de ce proverbe arabe qui dit :
"Assieds-toi au bord de la rivière (ou de la route) et regarde passer le
cadavre de ton ennemi".
Après deux générations, le Béguelinisme est ancré dans les mœurs. Il fait
partie de la mentalité. Il est pour le moins curieux pour moi, d'être
confronté à une meute toujours prête à aboyer et à montrer les dents, sans
connaître les raisons de cette attitude. La lutte, les sacrifices et le
prix payé pour tirer ces gens d' une tutelle dont il n'auraient jamais dû
sortir, resteront pour moi l'erreur de ma vie.
Jean-Marie Joset, 12 septembre 2003
(Texte distribué aux membres du Parlement jurassien
à l'occasion du dixième anniversaire de la disparition de R. Béguelin)
___________________________________________________________________________________________
Encore merci !
::: Communiqué de presse au
28.03.06
Dans une
salle pleine au repas et une excellente ambiance au bar, Sangliers,
membres de FD et du GFFD ont passé une super soirée à Tramelan. Seule
victime de notre passage chez Nicole : La Patronne !
En effet
force est de constater que face à leurs désillusions et à notre volonté
toujours réaffirmée de rester Bernois, une poignée
d’activistes du Bélier se sont crus drôles en peignant un drapeau
jurassien. Confondant Pâques, Noël et le 16 mars, ces
braves nous ont offerts des ours en peluche flambants
neufs suspendus a des cordes de pendus, sans oublier en repartant de voler
le drapeau bernois et le Suisse ne laissant que le français.
A l’image
d’Hellweg à la Boillat, Béliers et escrocs semblent faire bon ménage… Et
doivent détester l’Helvétie !
Qu’ils se
rassurent, la « vente Américaine » des ours, nous a rapporté de quoi faire
flotter encore longtemps de nombreux oriflammes Suisses ou Bernois. Merci
encore !
Et santé au
stand de la liste romande qui m’a très gentiment offert un verre de blanc
samedi passé. Ayant toujours respecté le débat démocratique le goût de ce
vin, même valaisan, m’était des plus agréable mais il l’aurait été encore
plus si vous pouviez transmettre a ces énergumènes, proches de vos partis,
que des actes gratuits aussi bêtes ne sont que l’expression d’une volonté
dictatoriale d’imposer sa propre loi. Le Jura bernois a démocratiquement
voté, son avenir est et restera le canton de berne !
Respectueux
de ceux qui dans la légalité prônent une autre pensée, nous saurons aussi
confirmer notre choix du 16 mars d’ici quelques jours.
PS.
Sentimentalement touchée par la perte du mât la tenancière souhaiterait
vivement le retrouver avec ou sans drapeau derrière sa porte…Faute de quoi
elle portera plainte.
G.-A. Houriet, Président du groupe Sanglier
Roland Tschan, Un membre du comité
directeur
___________________________________________________________________________________________
C'est pas vrai !
::: paru dans le Courrier des lecteurs du JDJ du 25.02.06
A propos de l'éditorial de P.-A. Brenzikofer
du 22 février consacré notamment à la plainte du Groupe Sanglier contre la
TSR pour cause de présence zuberienne à Infrarouge.
Dans cet éditorial, il est affirmé que la réclamation déposée contre la
TSR fait du maire de Moutier la victime du syndrome (jurassien bernois)
consistant à couper chaque tête qui dépasse.
Cette conclusion passe à côté du but de la démarche du Groupe Sanglier. La
réclamation en question a été déposée contre la TSR et non pas contre M.
Zuber, qui a simplement porté, avec conviction, la voix des travailleurs
de la Boillat. La réclamation ne cherche pas à attaquer la prestation de
celui-ci à la TSR ou son action politique générale, mais à mettre la TSR
devant ses responsabilités.
En pleine campagne électorale, les médias au bénéfice d'une concession
publique ont le devoir légal de traiter les candidats aux élections de
manière équitable afin de garantir la libre formation de l'opinion. Cela
ne veut pas dire que la TSR aurait dû inviter les autres candidats au
Conseil exécutif: à peine deux mois avant les élections, elle se devait en
fait de n'en inviter aucun! Le Comité de soutien à la Boillat compte bien
assez de personnalités profilées et compétentes qui auraient pu être
présentes sur le plateau d'Infrarouge le 31 janvier (par exemple Pierre
Kohler ou Flavio Torti).
Rappeler ses devoirs à un média d'importance nationale n'a rien à voir
avec le fait de couper une tête qui dépasse!
Manfred Bühler, Cortébert
___________________________________________________________________________________________
La TSR
est incorrigible
::: Communiqué de presse du 20.02.06
A peine quelques mois après avoir
été clairement condamnée par l’Autorité indépendante d’examen des plaintes
en matière de radio et télévision (AIEP), la Télévision suisse romande
(TSR) remet les pieds dans le plat. Rappelons que l’AIEP a clairement
établi le parti pris séparatiste de la TSR lors des commémorations du
plébiscite de 1974 (émissions de 2004).
Le 31 janvier dernier, l’invité
principal de l’émission Infrarouge consacrée à la grève de la
Boillat n’était autre que le leader autonomiste et Maire de Moutier Maxime
Zuber, qui a été présenté en ouverture d’émission en tant que candidat au
Gouvernement bernois. Or, à peine deux mois avant les élections cantonales
bernoises, un tel procédé est tout simplement injustifiable et foule au
pied la libre formation de l’opinion politique. Il est scandaleux que la
TSR se permette de donner une tribune aussi large à un seul candidat au
Conseil-exécutif, de plus sur un sujet qui touche de si près le Jura
bernois dans son ensemble.
Au vu de ce constat, le Groupe
sanglier a décidé de déposer une nouvelle réclamation auprès du Médiateur
compétent. Cette démarche est soutenue par près de trente personnes issues
de tous les partis gouvernementaux du Jura bernois.
Groupe
Sanglier du Jura bernois
Par le président, Guillaume-Albert Houriet
***
PS: La
plainte est disponible en format "pdf" ci-dessous:

___________________________________________________________________________________________
Année 2005
Communiqué de presse paru dans le JDJ (mi-août 2005)
::: Si j'étais
élu
En réponse au
courrier de Maxime Zuber (le JDJ du 9 août), consacré au refus du canton
de Berne de renouveler sa subvention au Mont-Soleil Open Air.
Non, M. Zuber,
je n'irai pas lorgner du côté du Jura, mais je jouerais mon rôle de député
bernois. Non, M. Zuber, je ne vanterais pas les mérites de la loterie
romande alors même que les distributions sont toutes aussi discutables...
J'irais déposer l'interpellation suivante. Voici dix ans environ, M. Alex
Mojon, responsable des fonds culturels, et moi-même, nous nous entendions
pour une couverture de déficit concernant l'Open Air de Mont-Soleil, tout
open air étant tributaire du temps. Cette manière de voir les choses
peut-elle être reconduite? L'Open Air de Mont-Soleil est la seule
manifestation d'envergure organisée dans le Jura bernois pouvant remédier
à la faiblesse de l'Office du tourisme, à la disparition du Concours
hippique national de Tramelan, au manque de sérieux de l'ex-fondation
Bellelay et à l'inexistence d'une auberge de jeunesse. Hormis la Foire de
Chaindon qui s'autofinance par ses stands et une bonne gérance, rien ne se
fait dans cette partie du canton. Que compte faire le canton pour y
remédier?
L'Open Air de
Mont-Soleil peut se targuer d'être le seul en Europe à n'utiliser que de
l'énergie renouvelable ou solaire. Ne mérite-t-il pas par là même une aide
et des encouragements selon les beaux propos écologiques du canton? La
commune de Saint-Imier participe-t-elle à l'organisation financièrement ou
par la mise à disposition de certains moyens? Si oui, pour quelles raisons
le canton ne participe-t-il pas de la même manière et pour le même
montant? Est-il vrai que si le Mont-Soleil Open Air, point de rencontre
d'une jeunesse saine, ne reçoit plus de subventions, les
anarcho-séparatistes "d'Espace Noir", perturbateurs de la course d'école
du Conseil Fédéral, en reçoivent encore? Enfin, quelle est la proportion
exacte des subventions ou garanties ayant été attribuée aux trois
districts jurassiens bernois ces trois dernières années?
Guillaume-Albert Houriet, Corgémont
___________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse paru dans le JDJ au mois de juin 2005
::: Enfin!
A
propos des émissions de la TSR sur la Question jurassienne, qui ont violé
le droit des programmes en passant sous silence le point de vue
antiséparatiste (Le JDJ du 14 mai). Après des années d'une
lutte inégale entre le Goliath arrogant qu'est la télévision
suisse-genevoise et le Groupe Sanglier, nous avons enfin eu gain de cause.
L'autorité indépendante d'examen des plaintes en matière de TV reconnaît
le parti pris d'une TV qui s'est toujours engagée du côté des séparatistes
, des anti-Suisse, des terroristes du Bélier. En tant que président du
Groupe Sanglier, j'ai contre vents et marées maintenu ma plainte et ce
grâce au soutien de centaines de cosignataires (...) Les leçons de morale,
les pressions afin de me faire retirer ma plainte ou les accusations
faisant croire qu'une fois de plus, j'allais ridiculiser le Jura bernois
ont donc été vaines! Volonté, courage et politique claire peuvent parfois
payer. N'en déplaise à certain(e)s député(e)s, membre de la SRTBE!
Il est
vrai que ce n'est pas qu'une victoire morale, mais elle est de taille. Le
respect des choix démocratiques du Jura bernois, la vérité des faits et
une juste information nous engagent à continuer le combat pour le bien du
pays bernois, pour notre droit à ne pas être considérés comme des citoyens
de seconde zone et, surtout, pour une liberté si chèrement acquise voici
30 ans face aux pressions médiatiques et au machiavélisme séparatiste.
Guillaume-Albert Houriet, Corgémont
=>
Vous trouverez le compte-rendu complet de la plainte en format "pdf"
ICI
___________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse
paru dans le JDJ du 25 mai 2005
::: Une toute
belle fête !
Ils étaient 40 au plus, ces Béliers, dont douze voitures aux plaques JU...
Nous avons bien rigolé. Ce n'est pas demain que la jeunesse du Jura
bernois les rejoindra.
Qu'ils avaient l'air perdu avec leurs trois sans-papiers, leurs joints,
leurs bières et leurs aller-retour chez Pick-Pay. Les égarés du monde
méritant un droit à l'existence, nous nous sommes bornés, par deux
banderoles interposées, à leur souhaiter la bienvenue dans le Jura
bernois!
La presse en écrit des lignes, nous pas. Ils étaient tout simplement rien,
esseulés et si vite repartis... Si peu nombreux qu'ils n'ont même rien
cassé. Juste enlevé nos affiches fixées au papier collant. Eux préfèrent
une colle épaisse. Juste question d'emmerder tout et tout le monde! C'est
sale, un Bélier, cela pue et n'intéresse plus personne. La fête des
Theurottes ou DJ-Bulon, c'est tout de même plus «cool» que les théories
fascistes éculées aux relents ethnistes et xénophobes voire anti-tout à la
sauce moutons mal cuits. Dites-nous, «cool» c'est bien un germanisme?
Comité directeur du Groupe Sanglier
___________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse
paru dans le JDJ du 18 mars 2005
::: 30 ans et plus que ça
suffit
Durant la nuit, 2 immenses
drapeaux bernois se sont mis à flotter sur la tour de Moron et au pavillon
de Moutier, symbolisant notre attachement à Berne.
Le Sanglier constate toutefois que :
- Les plus de 100 000 bernois de langue française ne sont que des citoyens
de seconde zone considérés comme bouches trous par les radios et TV
d’état. Un commentaire de 20 minutes peu neutre et historiquement douteux
et une propagande unilatérale frisant l’insulte publique a l’égard des
Jurassiens bernois en contrepartie de la déferlante euphorique des désaxés
de l’info à l’occasion des 30 ans de la victoire du terrorisme jurassien.
L’info reste le fruit des infiltrations annexionnistes.
Cela suffit.
- Que la Confédération elle-même se montre incapable de faire respecter
ses propres lois en cautionnant malgré les déficits le coûteux moulin a
vent qu’est l’A.I.J. Un organe sans la moindre légitimité populaire ne
servant qu’a offrir un semblant de voix à une mini minorité annexionniste
en constante diminution.
En ferait-on de même en Valais ou à Uri ?
Cela suffit.
- Que l’A.I.J. , assemblée sans crédibilité, n’a aucun soutien populaire
et provoque dans le vide notre population. Ignorer, a contre sens, les
collaborations en proposant des fusions exclusivement jurassiennes c’est
se moquer du peuple. Les hôpitaux en sont l’exemple le plus récent.
C est un peu comme proposer aux Bosniaques ou aux Kosovars d’être soignés
a Belgrade par des fanatiques Serbes… La communauté internationale
crierait au scandale ! Ici c’est le silence.
Cela suffit. Pour nous Sangliers mieux vaut crever libre chez nous qu’être
euthanasiés du coté de Delémont.
- Que la petite vedette du conseil municipal de Moutier est un prof
biennois bien peu égalitaire. Les élèves de Renan, La Neuveville ou
Tramelan ne devant en aucun cas faire de l’ombre a ceux de Moutier qui,
bien naturellement, devraient rallier Delémont l’étrangère. Question de
coût, de temps, d’endoctrinement ? Cela suffit.
- Que les 80% des jurassiens bernois et les Sangliers avec n’ont aucune
envie, malgré les pressions, surtout médiatiques de nos jours, de changer
de canton ! Les quelques brebis errantes finiront bien par rejoindre la
médiocratie voisine.
Nous, nous fêterons encore longtemps le 16 mars, simple confirmation d’une
origine bernoise vieille de plus de 500 ans.
Groupe Sanglier

(cette photo n'a
pas été publiée dans le JDJ)
___________________________________________________________________________________________
Année 2004
Communiqué de presse
paru dans le JDJ du 31.07.2004
::: Des Sangliers
scandalisés
Suite aux scandaleuses
émissions de la télévision et la radio romande à l'heure de «fêter» les
trente ans d'un canton jurassique symbolisant l'abdication des règles
démocratiques, la violence et le rejet de toute vision d'avenir, le
groupe Sanglier a décidé de porter plainte en suivant les
procédures légales.
Sans publicité et sans
récolte de signature organisée, juste par quelques amis interposés, plus
de 200 personnes ont cosigné la plainte déposée par le groupe
Sanglier et son président. Autant donc que la poignée de fanatiques
réunis dans un château français pour un apéritif offert à l'occasion des
trente ans de ce triste plébiscite.
Sous les flashes de la presse, de la télévision et de la radio, ces
quelques fanatiques purent s'en donner à cœur joie et tromper toutes les
règles de la déontologie journalistique.
Le médiateur pour la radio et télévision suisse romande nous recevra
accompagné de certains des plus hauts responsables de l'information,
tant à la radio qu'à la télévision. A cette occasion, notre juriste se
fera un plaisir de lui remettre nos nombreuses signatures. L'affaire
suivra donc son cours.
Recevant ces jours derniers une charmante invitation pour un apéritif
dînatoire censé fêter 50 ans de désinformation à la télévision suisse
romande et ne «bouffant» pas à tous les rateliers nous avons refusé
cette ironique invitation. Sans parler de l'oubli habituel des députés
francophones biennois, la télévision suisse romande s'efforçant par la
même d'ignorer le bilinguisme bernois. Une télévision d'état se devrait
pour le moins de faire de l'information. Et lorsque l'on se prétend
d'idée suisse, on en cultive le principe, mais pas le culte de la
division du terrorisme ou du «Röschtigraben».
Comité directeur du groupe
Sanglier
___________________________________________________________________________________________
Communiqué de presse paru dans le JDJ du
17.03.2004
::: Après le 16 mars
Le Groupe Sanglier
constate qu'après un quart de siècle, le canton du Jura s'est totalement
discrédité:
- A en croire des sondages, la population
bernoise est bien plus heureuse que celle du mini canton, qui enregistre
le taux le plus fort de mécontents sur l'ensemble de la Suisse!
- Sa volonté d'annexion n'a aucune prise sur les Bernois francophones et
la théorie largement répandue visant à faire croire que la jeunesse était
"séparatisante" ne tient pas la route, vu le recul constant des suffrages
des listes séparatistes.
- Le Gouvernement jurassien se moque du monde en osant proposer une minute
de silence suite aux attentats de Madrid. Le groupuscule terroriste du
Bélier, son compagnon de route, n'a-t-il pas invité régulièrement les
criminels corses, ceux du PKK, de l'IRA ou de l'ETA?
A quand la collaboration active avec Al-Qaïda?
Le Groupe Sanglier constate que notre choix était le bon. Pont entre
différentes cultures, lieu de paix, notre canton s'efforce de laisser
s'exprimer les régions et les différences dans le respect des langues, des
religions et des cultures.
N'en déplaise à Alain Pichard, qui écrit de manière neutre que «seuls les
citoyens du Jura bernois pourront reconstruire ce qu'ils ont défait en
1975». Nous ne nous sentons pas responsables des Béguelineries. Une
poignée de fanatiques à la solde d'une idéologie fachiste ou vaticane s'en
est chargée en n'acceptant pas la pluriculturalité!
Enfin, le Sanglier, après une minute de silence à toutes les victimes du
terrorisme, d'où qu'elles viennent, a fêté le 16 mars avec succès samedi
passé à Tramelan.
Notre liberté, notre joie de vivre, notre non au fanatisme ou au culte
(voire messe) de l'ethnie, la fierté d'être Suisse et Bernois a un nom: 16
mars.
Groupe Sanglier
___________________________________________________________________________________________
Année 2003
Communiqué de presse paru
dans le JDJ du 13.12.2003
::: 30 ans de loyauté
Voici trente ans, à l'initiative de jeunes du Jura bernois, le Groupe
Sanglier était créé. Face à la violence et à l'embrigadement, forcé
parfois, qui se voulait être la force de nos adversaires politiques, le
Groupe Sanglier, mouvement pacifiste, ouvert et respectueux des valeurs
démocratiques, se devait de voir le jour. Trente ans plus tard, force est
de constater que:
- La théorie largement répandue dans la presse tenant à faire
croire que la jeunesse avait des tendances pro mini canton était et reste
fausse. Depuis trente ans, les scores annexionnistes diminuent
régulièrement.
- Le Groupe Sanglier, comme annoncé voici trente ans, n'a jamais eu
recours à la violence systématique ou à des atteintes au patrimoine.
- Grâce, entre autres, à nos actions, notre population vit libre dans le
canton de son choix.
- La jeunesse de ce pays a souvent, par le canal de notre mouvement, pu
faire entendre sa voix, ses doutes et ses espoirs, provoquant dans la plus
parfaite liberté quelques conflits de générations à notre avis fort
utiles.
L'esprit ouvert du mouvement apolitique qu'est le nôtre provoqua et
provoquera encore de nombreux débats constructifs pour l'avenir de la
partie francophone du canton de Berne. Nous considérons toujours qu'il
faut oser réclamer pour obtenir et ce dans tout Etat démocratique. Il
n'est pas nécessaire pour autant de remettre en cause son appartenance
cantonale.
Trente ans après, notre volonté n'a pas changé. Si aujourd'hui, grâce au
calme ambiant et au recul de nos adversaires, nos activités culturelles,
sportives ou politiques ont diminué, nous sommes toujours bien présents.
Preuves en sont nos nombreuses rencontres, sorties, réactions par tracts
ou voie de presse. Ou encore et surtout notre journal créé voici bientôt
vingt ans et tiré à plus de 1400 exemplaires.
Le Groupe Sanglier reste vigilant au service d'un Jura bernois libre de
ses choix, de ses revendications, de ses rêves. Jamais nous n'autoriserons
quiconque à choisir pour nous! C'était et cela reste notre volonté
première. En cette période de fin d'année, le comité directeur tient à
exprimer ses sentiments de gratitude à tous ceux qui nous ont soutenus, à
vous toutes et tous qui vous battez à nos côtés avec force et
détermination. Une pensée toute spéciale va à nos nombreux membres
atteints physiquement ou moralement durant de longs combats. Grâce à vous
une minorité d'excités à la solde d'extrémistes enragés n'a pas eu raison
de la démocratie et de la majorité des citoyens du Jura bernois.
Enfin, c'est la larme à l'œil que nous nous souvenons de nombre de nos
membres, fidèles Sangliers bien trop tôt disparus. Pour vous, pour toi,
nous continuerons à nous engager pour le bien du pays de Berne et de sa
partie francophone.
Comité directeur du Groupe Sanglier
____________________________________________________________________________________________
Le Boutoir
>>
No 94 - Septembre
2009 : Partie 1

>>
No 93 -
Juin 2009 : Partie 1

>>
No 92 -
Mars 2009 : Partie 1

>>
No 91 - Décembre 2008 : Partie 1

>> No 90 - Septembre 2008 :
Partie 1

>> No 89 - Juin 2008 :
Partie 1

>> No 88 - Mars 2008 : Partie 1
/ Partie 2

>> No 87 - Décembre 2007 : Partie 1
/ Partie 2

>> No 86 - Octobre 2007 :
Partie 1
/
Partie 2

>> No 85 - Juin 2007 :
Partie 1
/
Partie 2
>> No 84 - Mars 2007 : Intégralité

>> No 83 -
Décembre 2006 :
Partie 1
/
Partie 2

>> No 82 - Septembre 2006
:
Partie 1
/
Partie 2

>> No 81 - Juin 2006
>> No 80 - Mars 2006
>> No 79 - Décembre 2005
>> No 78 - Septembre 2005
____________________________________________________________________________________________
-
haut de page -
|